Les vrais ennemis de l’Europe Catholique Saturday, May 31 2008 

Une chouette vidéo trouvée sur le blog de Boris le Lay et deux questions très pragmatiques :

Dans cette vidéo, qui est le plus méprisable ? Difficile de choisir n’est-ce pas ?

Avouez qu’un consensus sur le sujet est directement plus facile ! Qu’attendons-nous ?
http://www.dailymotion.com/video/x5jfi0

Que faire contre l’invasion de l’Europe ? Tuesday, May 27 2008 

Suite aux différentes informations publiées sur ce blog concernant les émeutes à Bruxelles, nous avons pensé qu’il serait utile une nouvelle fois de préciser nos positions sur le péril islamique. Voici l’extrait d’un texte trouvé sur le site du « Mouvement de combat Saint-Michel » (mouvsaintmichel.org). Bien entendu, il n’est pas question pour les Intransigeants de cautionner le révisionnisme de ce mouvement. Nous la Shoah, on y croit à fond (voir notre précédent post sur le sujet). Par contre, il faut reconnaître que sur le péril islamique, le « Mouvement de combat Saint-Michel » est parfaitement lucide sur l’état de la question. Il ne s’agit pas ici de minimiser le problème de l’immigration que nous sommes les premiers à dénoncer mais de suggérer des solutions catholiques claires à ce phénomène, ce que fait avec brio le « Mouvement de combat Saint-Michel » :

« Réponse à ceux qui brandissent le « péril islamique » :

Naturellement, on pourra s’interroger sur la façon dont les musulmans se répartissent entre ces trois groupes [progressistes - radicaux - modérés ]. On pourra également se demander si, finalement l’ « Islam progressiste » n’est pas le masque que prend l’Islam - le vrai, le radical - lorsqu’il est en position de faiblesse. Beaucoup, au sein de la droite nationale, brandissent ces questions angoissantes et lancent : « Que nous importent les discussions subtiles sur les interprétations possibles des versets 190-193 de la sourate II. Le Coran peut justifier toutes les violences organisées, voilà ce qu’il faut retenir. Face à un tel danger, vous n’avez pas le droit de jouer les intellectuels pointilleux ; il faut refuser l’entrée de gens qui pourront un jour devenir des ennemis redoutables, point final ».

Pourquoi l’islam s’implante-t-il chez nous ?

Sans doute. Mais je répète que la progression du nombre de musulmans en Europe est un fait que l’on constate depuis des années. Il y a bien longtemps que les ténors de la droite nationale brandissent la menace de l’invasion, certains allant jusqu’à affirmer qu’il est déjà trop tard. Il est vrai que certains chiffres peuvent inquiéter ; en 2003, à Bruxelles, les trois prénoms les plus choisis dans les maternités furent : pour les garçons : Mohamed, Adam et Ayoub, pour les filles : Sarah, Imane et Rania. Preuve que l’adhésion ou non de la Turquie n’est pas en cause. Tout ce qu’elle pourrait provoquer, c’est l’accélération d’un processus déjà largement engagé, voire irréversible. Et pourquoi est-il déjà si engagé ? Tout simplement parce que l’Islam ne rencontre rien, ou presque, sur son passage, qui serait capable de le contenir : ni spiritualité véritable, ni familles nombreuses. Rongés par le matérialisme, adeptes de l’hédonisme, vautrés dans leur petit confort, les Européens blancs ont abandonné la religion de leurs ancêtres et forniquent en prenant soin de rendre l’acte stérile par la pilule ou la capote (sans compter les sodomites…). Parfois, certes, la grave décadence qui frappe la société les fait réfléchir ; ils voudraient bien revenir en arrière. Mais le mal est trop ancré en eux. Suite aux affaires liées à la violence dans des établissement scolaires en Belgique (et notamment à Bruxelles), un journaliste a écrit :

Retour aux vraies valeurs ? Les parents en rêvent tous mais bien peu sont prêts à en payer le prix.

Et d’expliquer que les parents souhaitent une école où régnerait une discipline éclairée, mais sans vraiment vouloir de sélection ; qu’ils voudraient des élèves respectueux, ayant le goût de l’effort, assidus au travail, mais qu’on omet d’inculquer ces valeurs à la maison.

Plus flagrant encore : il y a peu, un écrivain de gauche, Jacques-Pierre Amette, a déclaré au quotidien Le Soir : Aujourd’hui, on ne regarde plus son voisin. C’est un signe de crise profonde. A tel point que je me demande parfois, moi qui ne suis pas un catholique militant, si la déchristianisation a été un bien ou un mal. Bien sûr, il y avait les curés qui, en chaire, condamnaient les films avec Brigitte Bardot ; mais il y avait aussi une exigence de solidarité, de charité ; des religieuses qui aidaient les gens dans le besoin. Aujourd’hui, on a perdu le message évangélique et on est revenu à la loi du talion.

C’est clair : J.-P. Amette voudrait bien retrouver les bienfaits de la religion, mais sans avoir à respecter les contraintes imposées par les lois de Dieu. Il veut le « message évangélique » de solidarité mais pas ses interdits ; il veut les religieuses qui aident mais pas les prêtres qui condamnent. Bref, il veut Saint-Nicolas sans le Père fouettard ; la douceur de la mère sans l’autorité du père. J.-P. Amette est un pur produit de la société occidentale, une société qui veut marchander avec Dieu : je veux la liberté totale pour tous mais sans l’égoïsme généralisé, le « cocooning » sans la mollesse, la contraception sans une chute démographique… L’ennui est qu’on ne se moque pas du Très-Haut. L’homme blanc voulait une religion vide, c’est-à-dire débarrassée des lois divines génératrices d’interdits, Dieu lui a donné Vatican II en disant : « Tu l’as voulu, voici. Débrouille toi avec ça maintenant ». Et quarante ans après, les conséquences s’étalent sous nous yeux. Les mosquées remplacent peu à peu les églises désertées, l’Islam ne faisant que combler un vide béant.

La droite nationale n’est pas innocente.

Face à cela, la droite nationale s’indigne et tonne. Il y a peu, j’étais à Paris, dans une librairie amie, pour livrer des ouvrages. Le propriétaire et deux clients m’ont alors parlé d’une église qui, dans la banlieue, allait être détruite pour faire place à une mosquée. Tous se lamentaient et dénonçaient les gouvernants. Mais le propriétaire (que je connais bien) se déclare volontiers « néo-païen » et, sans vouloir porter de jugement téméraire, ses deux clients semblaient être de la même tendance. Alors je dis : « Qui est responsable dans cette affaire ? Le musulman qui vit sa foi et qui veut une mosquée pour la vivre pleinement ; les autorités qui, l’ayant fait venir, ne peuvent refuser d’accéder à sa demande, ou l’Européen qui, ayant abandonné la religion de ses ancêtres, a déserté l’Église ? » Dénoncer l’Islam, le Coran, nos gouvernants, que sais-je encore ; prêcher une « contre djihad » en diffusant des libelles enflammés contre le terrorisme islamique, en « tagguant » des restaurants algériens, marocains ou turcs, voire en profanant des cimetières ; invoquer la défense de la race, de l’identité, de l’Europe ; dire aux jeunes qu’ils faut se préparer à une lutte armée, tout cela ne sert à rien, car comme l’a écrit le national-socialiste canadien Adrien Arcand : « Ce n’est pas avec des armes qu’on détruit des idées, c’est avec des idées meilleures et plus saines ».

D’abord se corriger soi-même

A supposer qu’un réel péril islamique nous guette, ce n’est pas avec le combat « identitaire » qu’on l’écartera, ce n’est pas non plus en invoquant Thor ou Odin, c’est en lui opposant de front la vraie religion de Notre Seigneur Jésus-Christ. Ce qui nécessite de commencer le combat en nous-même. Saint François de Salles déclarait :

 « Le premier champ à évangéliser, c’est notre cœur…

Le royaume de Dieu grandit s’il grandit en nous. »

De son côté, répondant à un « militant chrétien », Lanza del Vasto a lancé :

« [...] le bon sens consiste à commencer les réformes et les révolutions par soi-même et par les siens. Ce qui fait la stérilité des efforts pour améliorer le monde, c’est qu’on veut commencer par le monde. Mais commencer par la fin est contraire au bon sens. »

Voilà pourquoi le Christ n’a jamais dit que les personnes désireuses de le suivre devaient être prêtes à faire de grandes choses, comme porter la bonne parole aux confins de la Terre et subir le martyre. Il a au contraire lancé :

Si quelqu’un veut venir à ma suite, qu’il se renonce lui-même, qu’il prenne sa croix chaque jour et qu’il me suive [Luc, IX, 23.].

Je le répète, personnellement je ne crois pas au péril islamique. Je crois que tout va finir dans un métissage généralisé, au sein d’une société atomisée dont l’unique phare sera Mammon, avec le laïcisme comme nouvelle religion et « Produis, Consomme, Jouis » comme devise. Mais j’aimerais me tromper : j’aimerais qu’un gigantesque péril islamique s’élève. Car ce serait peut-être l’unique chance de voir les Européens se réveiller de leur torpeur… Et si l’adhésion de la Turquie peut y contribuer, alors je dis : « Oui à la Turquie dans l’Union ». »

Pour le texte complet avec les références : http://www.mouvsaintmichel.org/turquie_en_europe.htm

Nouvelle prière chez les Intransigeants Tuesday, May 27 2008 

Les Intransigeants viennent de décider à l’unanimité de remplacer la prière dédiée à Marie au début de leurs réunions par la récitation des nouvelles lamentations que Samuel Pisar, “le plus jeune survivant de la Shoah”, a pondues pour la « Symphonie Kaddish » jouée cette saison par l’Orchestre de Paris. L’accent de Samuel Pisar est un peu compliqué à imiter mais c’est tellement gratifiant et tellement plus beau que le « Je vous Salue Marie ». Pour plus d’infos sur ce concert « divin » dans tous les sens du terme :

http://www.orchestredeparis.com/index.php?option=com_concert&task=fiche&ficheid=2022&PHPSESSID=44bd1174fde3f9e58770ca0b1e87803a)

D’après les commentaires du journaliste de RTL qui recommandait ce matin ce concert “historique” dans la rubrique “Laissez vous tenter”, l’expérience de Samuel Pisar dans les camps de la mort a largement contribué à donner à ce Kaddish (lamentation juive vers Dieu) son caractère exceptionnel. Et nous recommandons d’ailleurs à nos habitués la lecture des souvenirs édifiants de Samuel Pisar, surtout le passage où il explique comment il a pu sortir indemne d’une chambre à gaz (Samuel Pisar, Le Sang de l’espoir, Robert Laffont, 1979, p.80-82).

Les suites des émeutes Monday, May 26 2008 

Les journalistes belges ont bien été obligés de reconnaître le caractère ethnique des émeutes

 

Le football est-il raciste ? Grave question pour les goyim ! Sunday, May 25 2008 

Après l’équipe de France qui a dû se mettre aux couleurs africaines, il serait temps que les PDG de clubs et les entraîneurs s’y mettent aussi, n’est-ce pas ?

Auteurs de « Noirs en Bleu, le football est-il raciste ? » (éditions Anne Carrière), Jean-Yves Guérin, journaliste au Figaro, et Laurent Jaoui-Zerah (photo ci-contre), frère de la talentueuse actrice Agnès Jaoui et journaliste à France 2, ont répondu aux questions des internautes du figaro.fr. Le football est-il raciste ? Les sanctions envers les clubs sont-elles efficaces ? Leurs réponses en vidéo.

Voici le lien : http://www.kewego.fr/video/iLyROoafY2cR.html

Emeutes ethniques à Anderlecht Saturday, May 24 2008 

Alors que les médias belges cherchent à présenter ces émeutes comme étant des combats entre “deux bandes rivales”, il apparaît très clairement que les émeutes qui ont éclaté à Anderlecht hier soir (périphérie bruxelloise) sont des émeutes entre belges de souche et immigrés. Les belges de souche, pour la plupart supporters de football du club local, scandent d’ailleurs dans la rue le slogan “on est chez nous” (voir la première vidéo ci-dessous). Il semble que les médias flamands soient d’ailleurs plus explicites sur la nature des combats que les médias francophones (voir la deuxième vidéo) où on voit un politicard belge chercher, tout en bégaillant, à dissimuler l’évidence.

L’Affaire est à suivre par tous les Européens soucieux de leur identité car Bruxelles, “la capitale de l’Europe”, est devenue en quelques années une véritable poudrière ethnique qui ne demande qu’à exploser.

Modèles de combattants pour l’Europe Saturday, May 24 2008 

Ce texte se trouve sur le site du mouvement roumain Noua Dreapta qui a repris le combat de la Garde de Fer. Le texte est également repris sur le blog du club acacia)

 

Roumanie. Election législative de 1937. Totul pentru Tsara (Tout pour la patrie) place seulement 66 députés à l’assemblée. Seulement car sans les manipulations et les bourrages d’urnes, c’est un véritable raz de marée nationaliste qui aurait submergé le pays. Le roi Carol, sur pression de l’URSS mais aussi de la France et de l’Angleterre proclame le parti unique et dissous la Garde de Fer. Derrière Totul pentru Tsara, il s’agit bien de la Garde de Fer et de son chef idolâtré Codreanu. 

A 28 ans, en juin 1927, celui qui souhaite “en finir avec l’existence banqueroutière de l’état démocratique fondé sur l’idéologie périmée de la Révolution française” fonde la Légion de l’Archange Saint Michel qui deviendra la Garde de Fer, trois ans plus tard. Durant cette période le capitaine a parcouru tout le pays à cheval recrutant partout de nouveaux militants, presque des adeptes.

En 1932, le peuple donne 5 députés à la Garde de Fer et ses légionnaires ; elle est dissoute pour la troisième fois en deux ans. Lorsque débute la guerre d’Espagne, ce sont pas moins de 10000 volontaires roumains qui se présentent. Codreanu refusera le départ et enverra symboliquement 11 légionnaires. Le pope Vasile Marin et son propre beau-frère Iona Mota y laisseront leurs vies. La grande manifestation nationaliste qui a lieu en février 1937 pour l’enterrement des deux combattants présage le succès électoral à venir. La fermeture de toutes les universités devant la progression des idées légionnaires intervient peu après.

Puis à la fin ce cette même année, 478 000 roumains désignent 66 députés. Dans les mois qui suivent, le parti unique est instauré et les élections annulées, Codreanu et plusieurs centaines de ses compagnons sont arrêtés pour complot visant à renverser le régime. Lorsque que l’on vous refuse ce que vous avez acquis par le vote, vous êtes en droit de l’obtenir par la force.

Parce qu’en Roumanie, comme aujourd’hui en France, on ne plaisante pas avec les patriotes, le capitaine est condamné à 10 ans de travaux forcés dans une mine de sel. L’équivalent d’une condamnation à mort car il était tuberculeux.

Le 30 novembre 1938, Codreanu et 13 de ses compagnons sont étranglés puis criblés de balles dans leurs cellules sur ordre du roi. L’assassinat est camouflé en tentative d’évasion. Le ministre Calinescu, jugé responsable, est liquidé par la vengeance légionnaire.

Un homme va reprendre le flambeau et porter l’espoir de tous les nationalistes : Horia Sima.Ainsi Codreanu n’a pas réussi. Il tombe aux portes du pouvoir alors que beaucoup de prêtres orthodoxes et d’intellectuels, mais aussi des officiers, des paysans et la jeune génération en général, le rejoignent en masse devant la corruption et l’injustice sociale qui minent le pays.

De sa disparition soudaine va naître le mythe de Codreanu.
Codreanu nationaliste fier et ombrageux prônait des méthodes violentes et totalitaires, mais les situations exceptionnelles exigent des hommes de cette trempe et non des demi-mous et des lâches. 

 

 

 

 

 

 

L’idée d’Empire Friday, May 23 2008 

Afin d’illustrer la préférence des Intransigeants pour l’idée d’ “Empire” plutôt que celle de “nation”, voici quelques extraits d’un texte d’Alain de Benoist éclairant magnifiquement nos positions.

” Lorsque l’on examine l’histoire politique européenne, on constate rapidement que l’Europe a été le lieu où se sont élaborés, développés et affrontés deux grands modèles de politie, d’unité politique : la nation, précédée par le royaume, et l’Empire.A première vue, le concept d’Empire n’est pas facile à cerner, compte tenu des usages souvent contradictoires qui en ont été faits. La meilleure façon d’en comprendre la réalité substantielle reste sans doute de la comparer à celle de nation ou d’État-nation, celui-ci représentant l’aboutissement d’un processus de formation de la nationalité dont le royaume de France représente en quelque sorte la forme exemplaire.

Au sens actuel du terme, c’est-à-dire au sens politique, la nation apparaît comme un phénomène essentiellement moderne. Au Moyen Age, le mot « nation » (de natio, « naissance ») a un sens exclusivement ethnique, et non pas politique : les nationes de la Sorbonne sont seulement des groupes d’étudiants qui parlent une langue différente. L’idée de nation ne se constitue en fait pleinement qu’au XVIIIe siècle, et singulièrement sous la Révolution. A l’origine, elle renvoie à une conception de la souveraineté professée par les adversaires de l’absolutisme royal. Elle réunit ceux qui pensent politiquement et philosophiquement la même chose, à savoir que c’est « la nation », et non plus le roi, qui doit incarner l’unité politique du pays. L’art. 3 de la Déclaration des droits de 1789 proclame : « Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la nation ».
Qu’est-ce qui distingue fondamentalement l’Empire de la nation ? C’est d’abord le fait que l’Empire n’est pas avant tout un territoire, mais fondamentalement un principe ou une idée. L’ordre politique y est en effet déterminé, non par des facteurs matériels ou par la possession d’une étendue géographique, mais par une idée spirituelle ou politico-juridique. Ce serait donc une erreur de s’imaginer que l’Empire diffère de la nation avant tout par la taille, qu’il est en quelque sorte « une nation plus grande que les autres ». Certes, par définition, un empire couvre une large superficie. Mais l’essentiel n’est pas là. La distinction est courante, au Moyen Age, entre la notion d’auctoritas, de supériorité morale et spirituelle, et celle de potestas, simple pouvoir politique public s’exerçant par des moyens légaux. Dans l’empire médiéval comme dans le Saint-Empire, cette distinction sous-tend la dissociation entre l’autorité propre à la fonction impériale et l’autorité que détient l’empereur comme souverain d’un peuple particulier. Charlemagne, par exemple, est d’une part empereur, d’autre part roi des Lombards et des Francs. L’allégeance à l’empereur n’est donc pas soumission à un peuple ou à un pays particulier. Dans l’empire austro-hongrois, la fidélité à la dynastie des Habsbourg l’emporte sur les liens de caractère national ou confessionnel.
La nation, au contraire, trouve son origine dans la prétention du royaume à s’attribuer des prérogatives de souveraineté en les rapportant, non plus à un principe, mais à un territoire. On peut en placer le point de départ dans le partage de l’empire carolingien au traité de Verdun. C’est à ce moment en effet que la France et l’Allemagne, si l’on peut dire, entament des destinées séparées. La seconde va rester dans la tradition impériale, tandis que le royaume des Francs (regnum Francorum), faisant sécession de la germanité, va lentement évoluer vers la nation moderne par le truchement de l’État royal. (…) 
Sous la monarchie comme sous la République, la logique statonationale tend en effet à éliminer tout ce qui peut faire obstacle entre l’État central et les individus. Elle vise à intégrer de façon unitaire des individus soumis aux mêmes lois, non à rassembler des collectivités libres de conserver leur langue, leur culture et leur droit coutumier. Le pouvoir de l’État s’exerce sur des sujets individuels, et c’est pourquoi il n’aura de cesse de détruire ou de limiter les prérogatives de toutes les formes de socialisation intermédiaires : clans familiaux, communautés villageoises, confréries, métiers, etc. Avec la Révolution, bien sûr, le mouvement s’accélère. Le remodelage du territoire en départements à peu près égaux, la lutte contre l’« esprit de province », la suppression des particularismes, l’offensive contre les langues régionales et les « patois », l’uniformisation des poids et mesures, traduisent alors une véritable obsession de l’alignement. Pour reprendre la vieille distinction de Tönnies, la nation moderne surgit de l’avènement de la société sur les ruines des anciennes communautés.La centralisation monarchique était essentiellement juridique et politique ; elle renvoyait par là au travail de construction de l’État. La centralisation révolutionnaire, qui accompagne l’émergence de la nation moderne, va beaucoup plus loin. Elle vise à « produire la nation » directement, c’est-à-dire à engendrer des comportements sociaux inédits. L’État devient alors producteur de social, et producteur monopolistique : il vise à installer une société d’individus reconnus comme civilement égaux sur les ruines des corps intermédiaires qu’il a supprimés. La même constatation se retrouve sous la plume de Louis Dumont, qui voit dans le nationalisme la projection sur un « nous » collectif abstrait de la subjectivité propre au « je » individuel. « La nation au sens précis, moderne, du terme, écrit-il, et le nationalisme — distingué du simple patriotisme — ont historiquement partie liée avec l’individualisme comme valeur. La nation est précisément le type de société globale correspondant au règne de l’individualisme comme valeur. Non seulement elle l’accompagne historiquement, mais l’interdépendance entre les deux s’impose, de sorte que l’on peut dire que la nation est la société globale composée de gens qui se considèrent comme des individus ».

A cet individualisme qui imprègne la logique de l’Etat-nation s’oppose le holisme de la construction impériale, où l’individu n’est jamais dissocié de ses appartenances naturelles ou culturelles Dans l’Empire, une même citoyenneté associe des nationalités différentes. Dans la nation, les deux termes sont au contraire synonymes.

Ajoutons encore que, contrairement à la nation qui, au fil des siècles, s’est de plus en plus définie par des frontières intangibles, l’Empire ne se présente jamais comme une totalité fermée. Ses frontières sont par nature mouvantes, provisoires. Originellement, on le sait, le mot « frontière » a d’ailleurs un sens exclusivement militaire : la ligne de front. C’est sous la Révolution que cette idée selon laquelle la nation française aurait des « frontières naturelles » a été employée de façon systématique. Sous la Convention, les Girondins l’utilisent pour légitimer la fixation de la frontière de l’Est sur la rive gauche du Rhin, et de façon plus générale pour justifier leur politique d’annexion. C’est également sous la Révolution que l’idée, jacobine s’il en est, selon laquelle les frontières d’un État doivent correspondre tout à la fois à celles d’une langue, d’une autorité politique et d’une nation, commence à se répandre partout en Europe à partir de la France. Universel dans son principe et sa vocation, l’Empire n’est cependant pas universaliste au sens que l’on donne couramment à ce terme. Son universalité n’a jamais signifié qu’il ait vocation à s’étendre à la Terre entière. Elle se rattache plutôt à l’idée d’un ordre équitable visant, à l’intérieur d’une aire de civilisation donnée, à fédérer les peuples sur la base d’une organisation politique concrète, en dehors de toute perspective de conversion ou de nivellement. L’Empire, de ce point de vue, se distingue tout à fait d’un hypothétique État mondial ou de l’idée qu’il existerait des principes juridico-politiques universellement valables, en tous temps et en tous lieux.” 

Illustration : Couverture du roman de Vladimir Volkoff et de Jacqueline Dauxois : Alexandra. Un livre de premier choix pour ceux qui désireraient apprécier de façon romanesque ce à quoi pourrait ressembler une Europe réunie sous le sceptre impérial. Il suffit d’étendre quelque peu les frontières de la Russie jusqu’à l’Atlantique

 

 

 

 

Fête-Dieu : Conversi ad Dominum Thursday, May 22 2008 

Dans le Pain Consacré, Notre Seigneur est réellement Présent.

 

 

Dieu dans les rues de New York Wednesday, May 21 2008 

Dans altermondialisme, il y a mondialisme… Tuesday, May 20 2008 

 

Gustave Massiah ou encore Gus est une des personnalités centrales du mouvement altermondialiste. Ingénieur et économiste né en 1941, cet ancien professeur à l’école spéciale d’architecture a écrit plusieurs ouvrages sur l’urbanisme et le développement. Il est président du CRID (Centre de recherche et d’information pour le développement), galaxie d’associations d’aide au développement et de soutien aux luttes des pays du Sud. Il a été vice-président de Attac-France jusqu’en 2006 et est toujours membre de son Conseil scientifique.

Paul Ariès, idiot utile du système ? Comment mener l’écologie sur une voie de garage Tuesday, May 20 2008 

Article tiré de Wikipedia. Le pédigrée du personnage se suffit à lui-même pour qui est armé d’une grille de lecture réellement écologiste et antimondialiste.

Paul Ariès fut durant sa jeunesse l’un des dirigeants de l’Union Nationale des Comités d’Action Lycéens (UNCAL) puis de l’UNEF, il a participé à des actions de soutien aux dissidents (notamment par le transfert de matériels militants pour l’opposition tchécoslovaque).

Pendant treize ans, il est l’un des acteurs de la lutte anti-sectes, cherchant en particulier des liens entre celles-ci et l’extrême droite Il considère que les sectes sont autant un danger pour la démocratie que pour les individus, des « métastases d’une société malade »

Son ouvrage La scientologie, une secte contre la république fut préfacé par Alain Vivien, ancien ministre, président de la « Mission interministérielle pour la lutte contre les sectes » (MILS). Il dénonce à cette époque en reproduisant des documents originaux des liens entre la scientologie et les multinationales de la mondialisation telles que McDo et Coca Cola.

Il lança en 2005 un trimestriel, L’immondialisation, dont le premier numéro était consacré à « la guerre perdue contre les sectes » et à une dénonciation de l’attitude gouvernementale depuis le 11 septembre 2001. Il affirme que depuis cette époque, pour la France, « l’islamiste a remplacé la Scientologie dans l’échelle des ennemis ».

Il est l’auteur d’une vingtaine d’ouvrages concernant les « méfaits de la mondialisation ». Il est l’un des acteurs des grands mouvements sociaux de ces quinze dernières années : lutte contre la « malbouffe » et la « McDonaldisation », lutte contre le harcèlement au travail, lutte contre l’« agression publicitaire », lutte contre les sectes et contre l’extrême droite, etc. Parmi ses livres, on trouve aussi Libération animale ou nouveaux terroristes ? (paru chez Golias en 1999), texte à sensation où il accuse le mouvement pour les droits des animaux de « saboter l’humanisme », de faire du « terrorisme », tout en critiquant les sévices subis par les animaux comme le fait ce mouvement.

Il a été Président du Centre Europe Tiers-Monde (ONG habilitée à la commission des droits de l’homme de l’ONU) pour la France. Paul Ariès fut l’un des « grands témoins » lors du procès de José Bové à Millau (« démontage » du restaurant McDonalds). Il est aussi en juin 2006 témoin au procès des « déboulonneurs » (antipub) de Montpellier. Paul Ariès lance en octobre 2006 un Manifeste pour une grève générale de la consommation (in No Conso, Golias, 2006) conçu comme un mouvement social. Il oppose à la figure du consommateur celle de « l’usager maître de ses usages » et du citoyen. Cette campagne est relayée par plusieurs mouvements et réseaux tant en France qu’à l’étranger.

Paul Ariès enseigne la science politique mais aussi l’histoire et la sociologie de l’alimentation (prix littéraire de l’Académie nationale de cuisine). Il a été membre du jury international de l’association Slow Food.

Paul Ariès est membre de plusieurs comités de rédaction dont le journal La Décroissance dont il assume depuis janvier 2007 la responsabilité des pages « politiques » et « internationales » et la revue catholique de gauche Golias (lui-même est athée). Il collabore régulièrement avec Le Monde Diplomatique, « Alternatives non violentes » et est l’auteur de la notice « scientologie » et « enfants : les nouveaux droits » de l’Encyclopedia Universalis. Il est avec le journal La Décroissance, l’un des co-organisateurs du contre-Grenelle de l’environnement qui s’est tenu à lyon le 6 octobre 2007 en réaction au Grenelle lancée par le Ministère de l’Écologie, du Développement et de l’Aménagement Durables.

Il lance le 14 juillet 2007 un nouveau journal d’analyses politiques vendu en kiosque « Le Sarkophage, contre tous les sarkozysmes ». Ce journal comprend les signatures de représentants des milieux gaullistes de gauche, des gauches historiques, de la gauche de la gauche, de l’écologie, de la décroissance.

Paul Ariès est l’un des porte-parole du Mouvement pour une rentrée sans marques. Il est aussi l’un des principaux animateurs du « Mouvement pour une décroissance équitable ». Il avait lancé en 2006 des États Généraux de la décroissance équitable (EGDE) en vue d’une participation des Objecteurs de croissance à l’élection présidentielle de 2007 sur le modèle de ce que fut la candidature René Dumont à l’élection présidentielle de 1974. Il a annoncé avoir renoncé à ce projet en raison de l’immaturité théorique et politique du mouvement. Il s’inscrit dans le cadre d’un accompagnement critique de la campagne de José Bové auquel il reproche d’être « seulement antilibéral » et de choisir une sur-médiatisation plutôt que la force des idées (in Politis du 10 mars 2007).

Récupération politique de l’écologie et de la décroissance Tuesday, May 20 2008 

Petite question à deux sous. Lisez le communiqué ci-dessous et posez-vous la question : qui récupère réellement “l’écologie” et le concept de ”décroissance” ?  Nous souhaitons longue vie à ces objecteurs de croissance fervent démocrates et par conséquent idiots utiles du système. Ne pas comprendre, lorsqu’on est économiste, que l’ultralibéralisme et la démocratie sont intrinsèquement liés frise à notre avis le degré maximum de la bêtise. A moins que cela ne soit intentionnel et/ou lié à l’identité ethnique de certains de ces “objecteurs de croissance”. Si vous avez des renseignements, faites nous signe. Quoi qu’il en soit ce communiqué publié sur decroissance.org vient confirmer fort à propos notre analyse publiée dans le précédent post. 

“Appel à la vigilance des milieux antiproductivistes et décroissants contre l’extrême-droite

Face à l’effondrement environnemental et à la crise sociale deux dangers menacent. D’un côté, une frange des courants d’extrême-droite et de droite extrême lance actuellement une tentative de récupération tout à fait inamicale sur les milieux antiproductivistes et anticonsuméristes pour passer en contrebande leurs thèses néo-malthusiennes, eugénistes, racialistes, bref tout le bric à brac néo-fasciste habituel. Face à cet entrisme, nous, militants et penseurs de l’antiproductivisme ou de la décroissance, nous affirmons solennellement que nous n’avons rien à voir avec les émules d’Alain de Benoist, d’Alain Soral, du Front national, des catholiques intégristes, des « identitaires », etc.

Nous, antiproductivistes, objecteurs de croissance, ou qui interrogeons la notion de « richesse », nous sommes les continuateurs du long mouvement d’émancipation politique et sociale. Nous proclamons qu’on ne pourra en finir avec la domination de tous sur la planète sans remettre en cause parallèlement la domination de certains sur tous les autres…

D’un autre côté, l’urgence des crises écologiques, sociales, politiques et symboliques rend plus nécessaire que jamais que nous dépassions nos petits sectarismes idéologiques et que nous chassions tout comportement antidémocratique et chasse aux sorcières idéologiques, pour construire, ensemble, des alternatives globales à cette crise globale. Autant nous devons rester fermes sur la défense des grandes valeurs qui sont les nôtres autant nous devons admettre que notre diversité politique et idéologique constitue notre richesse. Personne ne peut prétendre avoir réponse à tout : l’avenir est à construire ensemble.

Paul Ariès, politologue, directeur du Sarkophage, journal d’analyse politique
Geneviève Azam, économiste, vice-présidente du conseil scientifique d’ATTAC
Jean-Claude Besson-Girard, directeur d’Entropia
Bruno Clémentin, directeur de l’IEEDS
Yves Cochet, député, ancien Minsitre
Florence Curt, éditrice
Vincent Cheynet, directeur de Casseurs de pub
Jacques Cossart, économiste, membre du conseil scientifique ATTAC
Bernard Delifer, éditeur
Sophie Divry, journaliste
Yann Fiévet, professeur de sciences économiques et sociales
Véronique Galllais, Présidente d’Action Consommation
Bernard Guibert, économiste
Jean-Marie Harribey, Economiste, Co-président d’Attac.
Georges Labica, philosophe
Gus Massiah, Président du CRID
François Schneider, ingénieur.
Jacques Testart, biologiste
Patrick Viveret, magistrat, philosophe

Collecte des signatures : Paul Ariès
Tout courrier doit être adressé à Paul Ariès, le sarkophage, 3, rue de Montferrat 69500 Bron”

L’art de la guerre : diviser pour régner Tuesday, May 20 2008 

Comme nos lecteurs l’auront compris pour ceux qui nous suivent depuis un certain temps, les Intransigeants ont choisi d’adopter une ligne éditoriale particulière. Cette ligne apparaîtra sans aucun doute paradoxale aux yeux de nombreux Catholiques (qu’ils soient issus de la Tradition ou pas ne changera hélas rien à leur jugement) qui maugréeront dans leur barbe en voyant apparaître dans les commentaires de ce site des appels à l’Intifada lancés par des Musulmans, sans que cela ne provoque le moins du monde une réaction hostile de notre part. Quels drôles de Catholiques ces Intransigeants !?! D’aucuns iront même jusqu’à conclure sans autre forme de procès que notre site est une officine musulmane ou gauchiste pour déstabiliser la civilisation chrétienne.

Au risque de nous répéter, nous invitons nos lecteurs sceptiques à lire René Guénon, La crise du monde moderne (téléchargeable ici). S’ils lisent ce livre avec honnêteté et qu’ils regardent surtout en parallèle le monde qui les entoure, ils comprendront aisément que le combat se situe moins aujourd’hui dans le monde moderne entre l’Islam et le Catholicisme mais plutôt entre toutes les traditions religieuses véritables d’une part et l’Anti-Tradition d’autre part ; Anti-Tradition qui ne demande pas mieux évidemment que toutes les traditions religieuses se battent les unes contre les autres. A travers cette grille de lecture guénonienne du monde moderne - et pas seulement guénonienne puisque ce filtre a été adopté par des auteurs de traditions religieuses diverses comme F. Schuon, J. Evola, J. Borella, A.K. Coomaraswami… - grille de lecture en tout point incontestable pour qui veut bien se donner la peine de contempler le monde qui l’entoure, les vrais Ennemis du Catholicisme apparaissent alors distinctement aux yeux des combattants européens derrière l’écran de fumée dressé par eux pour désorienter leurs potentiels adversaires. 

Nul ne doit ignorer en effet que les Ennemis de la Tradition, utilisant en cela les techniques éprouvées du Malin qui les inspire, n’ont de cesse que de diviser tous ceux qui sont potentiellement capables de leur opposer une résistance sérieuse. Ainsi, le Chrétien de Tradition, avec tout son potentiel de combattant du système sur le plan moral et religieux, sera souvent mis sur une voie de garage anti-traditionnelle au niveau politique. La technique est très simple et résulte en réalité d’une patiente analyse par l’Ennemi de tous ceux qui cherchent à le combattre. En effet beaucoup trop de combattants ”anti-système”, dont l’orgueil n’est pas le moindre des défauts, appartiennent hélas à cette catégorie de personnes qui estiment qu’un combattant du Bien doit l’être sur tous les tableaux. Par exemple de nombreux Catholiques estiment que, si un combattant politique se discrédite sur le plan moral (homosexualité, promotion de l’avortement, luxure…), ses analyses politiques doivent être considérées comme suspectes et sans valeur. Ces Catholiques “coupeurs de cheveux en quatre”, ces “oui mais…istes” (voir plusieurs interventions sur notre blog) confondent ainsi le Message avec le Messager. Si le Messager est foireux, le Message doit forcément l’être concluent-ils sans autre forme de procès. Cette réflexion est évidemment transposable pour les anti-catholiques identitaires ou nationalistes. De nombreux antisionistes ”bouffeurs de curés” estiment que  si un combattant catholique européen se discrédite sur le plan politique en léchant les fesses des Etats-Unis et d’Israël,  ses vertus morales doivent être considérées comme hypocrites et par conséquent sont bonnes à mettre à la poubelle. Ce qui, admettons le, est en définitive bien pratique quand on traîne derrière soi beaucoup de casseroles ou que l’on ne se sent pas capable personnellement de faire le ménage dans le marais de ses pulsions pécheresses.

Ainsi nous avons là, résumée en quelques mots très simples, la division qui gangrène les rangs de tous les combattants européens. D’un côté des Catholiques prônant des vertus morales impeccables qui sont seules capables de relever la civilisation européenne du chaos démographique qui la guette (éloge des familles nombreuses, lutte contre l’avortement et l’euthanasie, indissobulité du mariage religieux, retour de la femme au foyer, sens du Sacrifice de la Croix, ascétisme, frugalité, générosité, etc.). Mais hélas, une grosse partie d’entre eux bêlent stupidement avec le troupeau contre l’Islam, qui possède pourtant sur le plan moral les mêmes valeurs que le Catholicisme, et préfèrent s’allier à l’axe atlanto-sioniste en refusant de reconnaître que cet axe a toujours soutenu par le passé l’immigration incontrôlée au sein de l’Europe (le revirement actuel d’une partie des sionistes n’étant qu’une manoeuvre de plus pour sauver leurs petites fesses blanches) et que cet axe continue par ailleurs à promouvoir la décadence morale généralisée en Europe en contrôlant les médias.

De l’autre côté de l’échiquier “anti-système” nous avons des analystes politiques anti-impérialistes critiquant avec raison les Etats-Unis et le Sionisme. Mais hélas, beaucoup le font au nom des valeurs “pagano-européennes”, voire pire au nom des valeurs ”républicaines” ou de la “vraie démocratie” (Lénine n’aurait pas dit mieux) , en se réclamant qui de Mars et de Bacchus, qui de Voltaire ou des Jacobins, qui de la France “assimilationniste”, de la Liberté et de l’Egalité, qui du matérialisme marxiste… autant d’hérésises à jeter dans le même panier à crabes. Admettons même une certaine valeur à l’antique Tradition païenne, Julius Evola, qui avait de la sympathie pour elle, reconnaissait lui-même qu’ayant été rompue, il est désormais impossible de la faire revivre d’un point de vue religieux sauf à s’initier au Zoroastrisme persan, ce que sont loin de faire les milieux identitaires. Bref, ces combattants anti-impérialistes aveuglés pareillement que les Catholiques précités par la fumée de Satan, n’ont pas compris que l’Ennemi qu’ils dénonçaient jouait avec eux au Tiercé de la même manière qu’avec les Catholiques occidentalo-sionistes. L’issue de la course équestre importe peu à notre Ennemi car il n’a pas aligné sur la ligne de départ son étalon favori.  Rusé, machavélien et spéculateur, il a préféré parié à la fois sur le cheval identitaire anti-mondialiste et à la fois sur le cheval Catholique occidentalo-sioniste.

Quel que soit l’étalon qui arrivera vainqueur à la fin de la course, l’Ennemi remportera la mise !  En effet, la France et plus largement l’Europe ne peuvent exister sans Européens dignes de ce nom pour la peupler. Et ces Européens – même s’ils sont ressourcés par miracle en allant puiser dans leurs racines chrétiennes (ce que les Sionistes ne laisseront jamais faire) - ne pourront définitivement vivre en paix que le jour où ils auront compris que la civilisation “judéo-chrétienne” est un mythe (l’alliance impossible de deux contraires !) et que le grand-frère américano-sioniste est prêt à la première occasion à leur planter un couteau dans le dos. La Serbie ou l’île de Chypre en savent quelque-chose alors que le Kosovo, terre européenne et patrie spirituelle des orthodoxes serbes, vient d’être reconnu par les Etats-Unis – imités directement par leurs larbins européens - comme Etat indépendant à majorité musulmane, tandis que la Turquie maçonnico-musulmane s’apprête à faire son entrée en Europe à la grande joie de tous les néo-conservateurs judéo-protestants d’Outre-Atlantique. Quelle solidarité chrétienne !

Ajoutons à ce rapide tableau des combattants européens grugés par le système : les écologistes radicaux misanthropes qui ne comprennent pas que seul un profond attachement aux traditions religieuses ancestrales permettra un retour à l’harmonie écologique véritable en supprimant le libéralisme du coeur de l’homme ; les marxistes qui ne comprennent pas que le Catholicisme est la condamnation la plus complète du capitalisme qui ait jamais existé et surtout la seule alternative porteuse de fruits anti-matérialistes pour l’Europe ; les identitaires racialistes qui ne comprennent pas qu’il n’existe aucune mention dans la Bible indiquant que le métissage est un bien pour l’humanité (que du contraire si on interprète bien certains textes !), les mêmes identitaires ignorant d’ailleurs qu’il existe des Catholiques prônant le maintien de la diversité raciale par respect justement pour la Création voulue par Dieu ;  etc., etc.

Et au dessus de tout cela, l’ENNEMI, l’ANTI-TRADITION qui se marre en voyant la fumée de Satan diviser tout ce beau petit monde prêchant pour sa chapelle. Pour combien de temps encore? Combattants européens catholiques, combattants musulmans de passage dans notre Europe chrétienne, combattants racialistes blancs, sémites ou kémites, communistes et écologistes radicaux, cessons de nous chamailler et éliminons définitivement l’”élite internationale” qui nous réduit en esclavage. Il sera toujours temps de palabrer après sur la nouvelle Europe à construire. Du côté des Intransigeants, l’alternative nous semble déjà toute tracée par la Divine Providence : le Saint Empire Chrétien des Nations Européennes ou la mort de notre civilisation.

“Je ne crains que les mauvais chrétiens” Monday, May 19 2008 

Le site “In Today’s Catholic World” a publié récemment des extraits du discours “La Papauté et la franc-maçonnerie” de 1930, par Monseigneur Jouin. Celui-ci attribue une très belle citation à Sainte Bernadette : “Je ne crains que les mauvais chrétiens” (I fear only the bad Christians sur le site anglophone).

Quelqu’un pourrait nous donner des précisions ? Quand aurait-t-elle prononcé cette citation qui lui est attribuée ?

Monseigneur Jouin ajoute “for such reasons I founded the “Revue Internationale Des Societes Secretes“, mais je ne suis pas du tout sûr qu’il s’agisse d’une piste … Avis aux historiens …

http://www.todayscatholicworld.com/feb08tcw.htm

Les Etats-Unis et la liberté de la presse en Europe Saturday, May 17 2008 

Voici une information parue sur le Réseau Voltaire il y a quelques jours. Inutile de revenir avec les sempiternels : ”vous savez, ils ne sont pas très catholiques”, on sait !!! Et alors ? Il n’empêche qu’ils luttent à leur façon pour la libération de l’Europe, ce que de nombreux Catholiques dans nos milieux feraient bien de méditer. Dernière précision avant de vous laisser lire l’article, les Intransigeants sont pour leur part opposés à la liberté de la presse. Le problème n’est donc pas, comme prétend le faire le Réseau Voltaire, de lutter pour la liberté de la presse dont nous n’avons que faire, mais bien de montrer à quel point cette liberté n’existe pas (elle n’a jamais existé d’ailleurs) et sert de paravent à ceux qui nous dirigent.

” Depuis sa création, le Réseau Voltaire n’a cessé d’ouvrir des débats et de susciter des polémiques. Ses adversaires ont lancé des campagnes visant à l’intimider ou à le discréditer. Aujourd’hui, ils veulent le faire disparaître.

Au cours des six dernières années, le département US de la Défense a interdit aux grands médias d’évoquer notre action sous peine de suppression de leurs accréditations ; le département d’État nous a classé parmi les « principales sources de désinformation anti-américaine dans le monde » (probablement un hommage du vice à la vertu) ; des émissaires du Conseil de sécurité nationale des États-Unis nous ont présenté des offres de corruption ; une unité spécialisée de Tsahal a hacké notre site Internet ; des contrats ont été lancés contre notre président et contre certains de nos collaborateurs sud-américains. Cependant, jusqu’en mai, les autorités françaises ont garanti notre sécurité physique, notre liberté de circulation et d’expression. Il en va autrement aujourd’hui : les pressions sont plus fortes, elles s’étendent à notre entourage, et nous ne pouvons plus compter sur la bienveillance de la France.

Nos principaux collaborateurs parisiens ont non seulement été placés sur écoutes, mais ont fait l’objet de filatures permanentes pour identifier nos sources d’information. De proche en proche, cette surveillance s’est étendue à nos familles et à nos amis.

Le 17 juillet et le 1er août, George Bush a signé deux décrets présidentiels (Executive Orders 13438 et 13441) criminalisant les opposants à sa politique en Irak et au Liban. Les comptes bancaires de nos collaborateurs résidant au Moyen-Orient ont immédiatement été bloqués et l’accès au territoire US leur a été interdit, à eux et à leurs familles. Selon nos informations, les autorités états-uniennes faisant jouer les accords de défense mutuelle ont demandé à leurs homologues françaises, courant août, de prendre des mesures identiques à l’encontre de nos collaborateurs français qui sont déjà interdits d’accès au territoire US.

Au cours des mois d’août et septembre, des fonctionnaires français et états-uniens, utilisant abusivement les dispositions légales réprimant le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, ont procédé à des enquêtes pour tenter d’identifier nos donateurs réguliers et faire pression sur eux.

De plus, des menaces crédibles ont été adressées oralement par des fonctionnaires français et états-uniens à certains de nos rédacteurs.

En définitive, nous avons dû prendre des mesures draconiennes et onéreuses pour garantir la sécurité de nos collaborateurs et correspondants, et la confidentialité de nos donateurs. L’interruption de toute aide financière pendant les mois nécessaires à l’installation de notre nouveau dispositif a mis en danger la continuation de notre action en Europe, dans le monde arabe et en Amérique latine.

Depuis le 11 septembre 2001, nous dénonçons la manipulation du terrorisme par les États-Unis et son usage pour justifier de guerres à l’extérieur et de répressions à l’intérieur. Notre travail s’est inscrit dans la durée et a rencontré un large écho (2 à 2,5 millions de visiteurs distincts par mois sur notre site web principal, Voltairenet.org, dont 92 000 abonnés aux listes de diffusion). Nos idées sont maintenant reprises à travers le monde, y compris aux États-Unis, malgré les efforts déployés pour nous dénigrer. (…)”

Histoire du Catholicisme au Japon Saturday, May 17 2008 

Dici.org a mit en ligne le n°110 de “Nouvelles de Chrétienté”, fichier en pdf.

Un vrai délice. On y trouve notamment un dossier très intéressant sur l’Histoire de notre Sainte religion au Japon.

VOIR PAR ICI : http://www.dici.org/dl/nouvelles/Nouvelles_110.pdf

Bon anniversaire Israel ! Thursday, May 15 2008 

On rigooole !!!

L’Irlande du Nord unie contre l’avortement Wednesday, May 14 2008 

C’est un fait sans précédent : les chefs des quatre principaux partis politiques d’Irlande du Nord ont écrit ensemble aux députés de Westminster pour dire leur opposition au projet d’étendre la loi sur l’avortement à l’Irlande du Nord.

La loi britannique sur l’avortement, qui date de 1967, ne s’applique pas à l’Irlande du Nord (qui fait partie du Royaume Uni mais pas de la Grande-Bretagne). A l’occasion du vote de la loi sur la fécondation et l’embryologie, en seconde lecture à la chambre des Communes, qui devait commencer hier, un amendement pourrait y être ajouté, étendant le « bénéfice » de la loi de 1967 à l’Irlande du Nord (où l’avortement n’est autorisé qu’en cas de grave danger pour la vie de la mère).

Jeffrey Donaldson, député unioniste et président du groupe pro-vie au Parlement d’Irlande du Nord, disait que « ce serait utile que les quatre chefs écrivent à tous les députés pour réaffirmer cette position. » Voilà qui est fait. « C’est un message très fort que celui-là, souligne-t-il : quatre chefs politiques venant d’horizons politiques très divers, mais unis sur cette idée que nous ne voulons pas que la loi de 1967, avec toutes ses implications, soit imposée à l’Irlande du Nord. »

(Les deux principaux partis sont le Parti démocratique unioniste et le Sinn Fein. Les deux autres sont le parti unioniste d’Ulster et le parti social démocrate travailliste.)

SOURCE : http://yvesdaoudal.hautetfort.com

PHOTO : https://www.shopbenchmark.net/site/paingang

L’Esprit-Saint, source de notre force Tuesday, May 13 2008 

 Grand vitrail de la chaire de Saint-Pierre, Vatican

 

” (…) Le Saint-Esprit est le dispensateur de la grâce donnée originairement à l’Église le jour de la Pentecôte qui marque ainsi la naissance effective de la vie surnaturelle et de l’Église. 

Il suffit de le constater pour voir les rapports profonds entre grâce et Esprit-Saint. La grâce est apparue lors de la venue du Saint-Esprit sur terre; de plus, le Saint-Esprit n’est pas simplement donateur de la grâce: par elle il vient lui-même en nous, tant que nous sommes en état de sainteté. C’est un profond mystère. Qui le comprendra? Grâce et Saint-Esprit sont si indissolublement liés que pour l’Écriture les deux concepts sont équivalents. Elle appelle souvent la grâce pneuma, l’esprit. C’est pourquoi saint Jean dit: Il n’y avait pas encore de pneuma, parce que Jésus n’avait pas encore été glorifié (Jn 7,39), donc pas de grâce. Il nous est difficile de nous le représenter, mais comme la grâce est vie du Christ en nous et qu’elle fait de nous les membres du corps mystique, elle est répandue par le souffle du Saint-Esprit. Comme le feu propage la lumière et la chaleur, le Saint-Esprit diffuse la vie divine. Il ne se contente pas d’octroyer la grâce, mais établit sa demeure permanente en nous. La grâce est comme l’atmosphère du Saint-Esprit.

Cette vérité nous fait mieux comprendre la sublimité de la grâce, reflet de la sainteté divine, puisque, par elle, comme saint Pierre le dit, nous devenons participants de la nature de Dieu. La grâce, manteau ou souffle du Saint-Esprit, nous divinise. (…) “

 

Extrait de l’homélie de ce Lundi de Pentecôte, par le Père J. 

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