Suite aux différentes informations publiées sur ce blog concernant les émeutes à Bruxelles, nous avons pensé qu’il serait utile une nouvelle fois de préciser nos positions sur le péril islamique. Voici l’extrait d’un texte trouvé sur le site du « Mouvement de combat Saint-Michel » (mouvsaintmichel.org). Bien entendu, il n’est pas question pour les Intransigeants de cautionner le révisionnisme de ce mouvement. Nous la Shoah, on y croit à fond (voir notre précédent post sur le sujet). Par contre, il faut reconnaître que sur le péril islamique, le « Mouvement de combat Saint-Michel » est parfaitement lucide sur l’état de la question. Il ne s’agit pas ici de minimiser le problème de l’immigration que nous sommes les premiers à dénoncer mais de suggérer des solutions catholiques claires à ce phénomène, ce que fait avec brio le « Mouvement de combat Saint-Michel » :
« Réponse à ceux qui brandissent le « péril islamique » :
Naturellement, on pourra s’interroger sur la façon dont les musulmans se répartissent entre ces trois groupes [progressistes - radicaux - modérés ]. On pourra également se demander si, finalement l’ « Islam progressiste » n’est pas le masque que prend l’Islam - le vrai, le radical - lorsqu’il est en position de faiblesse. Beaucoup, au sein de la droite nationale, brandissent ces questions angoissantes et lancent : « Que nous importent les discussions subtiles sur les interprétations possibles des versets 190-193 de la sourate II. Le Coran peut justifier toutes les violences organisées, voilà ce qu’il faut retenir. Face à un tel danger, vous n’avez pas le droit de jouer les intellectuels pointilleux ; il faut refuser l’entrée de gens qui pourront un jour devenir des ennemis redoutables, point final ».
Pourquoi l’islam s’implante-t-il chez nous ?
Sans doute. Mais je répète que la progression du nombre de musulmans en Europe est un fait que l’on constate depuis des années. Il y a bien longtemps que les ténors de la droite nationale brandissent la menace de l’invasion, certains allant jusqu’à affirmer qu’il est déjà trop tard. Il est vrai que certains chiffres peuvent inquiéter ; en 2003, à Bruxelles, les trois prénoms les plus choisis dans les maternités furent : pour les garçons : Mohamed, Adam et Ayoub, pour les filles : Sarah, Imane et Rania. Preuve que l’adhésion ou non de la Turquie n’est pas en cause. Tout ce qu’elle pourrait provoquer, c’est l’accélération d’un processus déjà largement engagé, voire irréversible. Et pourquoi est-il déjà si engagé ? Tout simplement parce que l’Islam ne rencontre rien, ou presque, sur son passage, qui serait capable de le contenir : ni spiritualité véritable, ni familles nombreuses. Rongés par le matérialisme, adeptes de l’hédonisme, vautrés dans leur petit confort, les Européens blancs ont abandonné la religion de leurs ancêtres et forniquent en prenant soin de rendre l’acte stérile par la pilule ou la capote (sans compter les sodomites…). Parfois, certes, la grave décadence qui frappe la société les fait réfléchir ; ils voudraient bien revenir en arrière. Mais le mal est trop ancré en eux. Suite aux affaires liées à la violence dans des établissement scolaires en Belgique (et notamment à Bruxelles), un journaliste a écrit :
Retour aux vraies valeurs ? Les parents en rêvent tous mais bien peu sont prêts à en payer le prix.
Et d’expliquer que les parents souhaitent une école où régnerait une discipline éclairée, mais sans vraiment vouloir de sélection ; qu’ils voudraient des élèves respectueux, ayant le goût de l’effort, assidus au travail, mais qu’on omet d’inculquer ces valeurs à la maison.
Plus flagrant encore : il y a peu, un écrivain de gauche, Jacques-Pierre Amette, a déclaré au quotidien Le Soir : Aujourd’hui, on ne regarde plus son voisin. C’est un signe de crise profonde. A tel point que je me demande parfois, moi qui ne suis pas un catholique militant, si la déchristianisation a été un bien ou un mal. Bien sûr, il y avait les curés qui, en chaire, condamnaient les films avec Brigitte Bardot ; mais il y avait aussi une exigence de solidarité, de charité ; des religieuses qui aidaient les gens dans le besoin. Aujourd’hui, on a perdu le message évangélique et on est revenu à la loi du talion.
C’est clair : J.-P. Amette voudrait bien retrouver les bienfaits de la religion, mais sans avoir à respecter les contraintes imposées par les lois de Dieu. Il veut le « message évangélique » de solidarité mais pas ses interdits ; il veut les religieuses qui aident mais pas les prêtres qui condamnent. Bref, il veut Saint-Nicolas sans le Père fouettard ; la douceur de la mère sans l’autorité du père. J.-P. Amette est un pur produit de la société occidentale, une société qui veut marchander avec Dieu : je veux la liberté totale pour tous mais sans l’égoïsme généralisé, le « cocooning » sans la mollesse, la contraception sans une chute démographique… L’ennui est qu’on ne se moque pas du Très-Haut. L’homme blanc voulait une religion vide, c’est-à-dire débarrassée des lois divines génératrices d’interdits, Dieu lui a donné Vatican II en disant : « Tu l’as voulu, voici. Débrouille toi avec ça maintenant ». Et quarante ans après, les conséquences s’étalent sous nous yeux. Les mosquées remplacent peu à peu les églises désertées, l’Islam ne faisant que combler un vide béant.
La droite nationale n’est pas innocente.
Face à cela, la droite nationale s’indigne et tonne. Il y a peu, j’étais à Paris, dans une librairie amie, pour livrer des ouvrages. Le propriétaire et deux clients m’ont alors parlé d’une église qui, dans la banlieue, allait être détruite pour faire place à une mosquée. Tous se lamentaient et dénonçaient les gouvernants. Mais le propriétaire (que je connais bien) se déclare volontiers « néo-païen » et, sans vouloir porter de jugement téméraire, ses deux clients semblaient être de la même tendance. Alors je dis : « Qui est responsable dans cette affaire ? Le musulman qui vit sa foi et qui veut une mosquée pour la vivre pleinement ; les autorités qui, l’ayant fait venir, ne peuvent refuser d’accéder à sa demande, ou l’Européen qui, ayant abandonné la religion de ses ancêtres, a déserté l’Église ? » Dénoncer l’Islam, le Coran, nos gouvernants, que sais-je encore ; prêcher une « contre djihad » en diffusant des libelles enflammés contre le terrorisme islamique, en « tagguant » des restaurants algériens, marocains ou turcs, voire en profanant des cimetières ; invoquer la défense de la race, de l’identité, de l’Europe ; dire aux jeunes qu’ils faut se préparer à une lutte armée, tout cela ne sert à rien, car comme l’a écrit le national-socialiste canadien Adrien Arcand : « Ce n’est pas avec des armes qu’on détruit des idées, c’est avec des idées meilleures et plus saines ».
D’abord se corriger soi-même
A supposer qu’un réel péril islamique nous guette, ce n’est pas avec le combat « identitaire » qu’on l’écartera, ce n’est pas non plus en invoquant Thor ou Odin, c’est en lui opposant de front la vraie religion de Notre Seigneur Jésus-Christ. Ce qui nécessite de commencer le combat en nous-même. Saint François de Salles déclarait :
« Le premier champ à évangéliser, c’est notre cœur…
Le royaume de Dieu grandit s’il grandit en nous. »
De son côté, répondant à un « militant chrétien », Lanza del Vasto a lancé :
« [...] le bon sens consiste à commencer les réformes et les révolutions par soi-même et par les siens. Ce qui fait la stérilité des efforts pour améliorer le monde, c’est qu’on veut commencer par le monde. Mais commencer par la fin est contraire au bon sens. »
Voilà pourquoi le Christ n’a jamais dit que les personnes désireuses de le suivre devaient être prêtes à faire de grandes choses, comme porter la bonne parole aux confins de la Terre et subir le martyre. Il a au contraire lancé :
Si quelqu’un veut venir à ma suite, qu’il se renonce lui-même, qu’il prenne sa croix chaque jour et qu’il me suive [Luc, IX, 23.].
Je le répète, personnellement je ne crois pas au péril islamique. Je crois que tout va finir dans un métissage généralisé, au sein d’une société atomisée dont l’unique phare sera Mammon, avec le laïcisme comme nouvelle religion et « Produis, Consomme, Jouis » comme devise. Mais j’aimerais me tromper : j’aimerais qu’un gigantesque péril islamique s’élève. Car ce serait peut-être l’unique chance de voir les Européens se réveiller de leur torpeur… Et si l’adhésion de la Turquie peut y contribuer, alors je dis : « Oui à la Turquie dans l’Union ». »
Pour le texte complet avec les références : http://www.mouvsaintmichel.org/turquie_en_europe.htm